Ciné-Palestine 2026

“Il y a douze ans déjà que Ciné-Palestine Toulouse Occitanie fait connaître par le cinéma et l’art, à Toulouse et en région, ce qu’est la Palestine (et qui sont les Palestiniens), et sa réalité le plus souvent occultée ou manipulée par les principaux canaux d’information en France.”
“Dans notre monde où les images façonnent nos perceptions, le cinéma fait par des Palestiniens s’impose comme un acte de résistance et de création. À travers des récits intimes, des fresques historiques et des témoignages bouleversants, il nous invite à franchir les murs visibles et invisibles pour rencontrer un peuple, une culture et une histoire trop souvent réduits au silence.
Cette nouvelle édition est bien plus qu’une programmation de films de divers formats : c’est une traversée. Du drame poignant Ce qu’il reste de nous de Cherien Dabis, sélectionné au festival de Sundance, aux courts métrages expérimentaux, en passant par des documentaires essentiels comme Pour l’honneur de Gaza ou UNRWA, 75 ans d’une histoire provisoire, chaque œuvre est une fenêtre ouverte sur la complexité et la vitalité de la Palestine.
L’Iraq, invité d’honneur de cette édition, a contribué au cinéma palestinien dès les années 80, Kacem Hawel ayant été le premier réalisateur à faire l’adaptation d’un roman écrit par un auteur palestinien (Ghassan Kanafani, Retour à Haïfa, 1978).
Cette douzième édition, dédiée à la mémoire de Mohammed Bakri, célèbre la pluralité des voix : réalisatrices et réalisateurs palestiniens, mais aussi des artistes venus d’Iraq, de pays européens… qui dialoguent autour des thèmes universels de l’exil, de la mémoire et de la dignité. Rencontres, lectures poétiques, concerts et débats prolongent ces visions pour faire du cinéma un espace de partage et de réflexion.
Un hommage particulier sera rendu à Mohammed Bakri, acteur et réalisateur disparu en décembre 2025. Son œuvre et ses paroles demeurent profondément ancrées en nous. Dans l’un de ses derniers entretiens, Bakri nous invitait à être “Al Asmar” — en référence au roman de Ghassan Kanafani — et nous exhortait à rester fidèles à nous mêmes. “Restez vous‑mêmes, ne vous changez pas. Saleh reste Saleh, Adam reste Adam, Yafa reste Yafa, Ziad reste Ziad et Mahmoud reste Mahmoud”.
Nous vous invitons à parcourir avec nous ce chemin qui va d’Occitanie en Palestine, de Toulouse à Gaza, Bethléem, Jaffa, Tulkarem, Haïfa, de Figeac ou d’Albi à Jérusalem. Découvrons ensemble des œuvres qui interrogent, témoignent et inspirent. Parce que le cinéma palestinien n’est pas seulement un art : il est la mémoire vivante, un appel d’espoir et une illustration des mots résistance et liberté.”